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Pour ou contre un giron cantonal fribourgeois?
 

 Voilà les articles tiré des journaux la Liberté et du 24 heures concernant le nom des fêtes. Je pense que vous en avez beaucoup parlé mais je trouvais que se serait intéressant de les mettre sur le site histoire de vous rendre attentif sur les dénominations des fêtes pour vous évitez de devoirs changer de nom avant l'événement.

 La Liberté

 

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Nique Party ou soirée slip, aïe

 

 

SOCIETES DE JEUNESSE • La tendance est à  la surenchère quant aux appellations des fêtes de jeunesse. Les préfets réagissent. Celui de la Glâne autorise la Nique Party, tandis que son confrère de la Broye impose de débaptiser la «soirée slip» prévue à  Cugy.

CHRISTOPHE SUGNAUX



Soirée «fesses book», soirée slip, soirée cochonne... Pas à  dire. Les sociétés de jeunesses ont le sens du marketing aguicheur et équivoque lorsqu'il s'agit de vendre une simple fête avec tonnelle, bar à  bière et DJ. La dernière trouvaille qui s'affiche sur les sets de tables des restaurants glânois et qui alimente les discussions à  la pause de midi? La «Nique Party avec Igor Blaska et Times» figurant au programme du prochain giron des jeunesse de Lussy. Une dénomination certes équivoque. Mais qui, contrairement à  la «soirée slip» de Cugy récemment débaptisée à  la demande du préfet de la Broye, a été tolérée hier par la Préfecture de la Glâne. Explications.«Au départ, je me suis dit qu'on ne pouvait pas laisser passer un truc pareil, que ça choquerait les gens», explique le lieutenant de préfet glânois Willy Schorderet, qui s'est entretenu hier matin à  ce sujet avec une délégation du giron. «A la suite des explications qu'on nous a données, on ne va pas intervenir. Mais on a posé certaines conditions.»

Une marque de fabrique


Un des éléments centraux expliquant la différence de position entre les préfectures de la Glâne et de la Broye tient à  la nature de la fête. «La Nique Party n'est qu'un élément du programme. Ce n'est pas le nom donné à  toute la fête comme cela a été le cas pour la soirée slip de Cugy», illustre le lieutenant de préfet.La Préfecture glânoise a donc obtenu l'engagement des organisateurs que toute la pub resterait axée sur le giron en général. «Si la Nique Party devait faire l'objet de publicité ciblée, on ne le tolérerait pas», avertit Willy Schorderet.La bonne foi des organisateurs semble aussi avoir joué en leur faveur. En particulier le fait que le terme «Nique Party» n'ait visiblement pas été choisi dans l'unique but de titiller, mais parce qu'il est étroitement associé à  Igor Blaska. Un DJ bien connu des adeptes des boîtes de nuit branchées qui a fait du mot «Nique» une marque de fabrique, estampillée jusque sur ses albums.

Après slip, ce sera quoi?


«C'est lui qui nous a demandé d'appeler notre soirée comme ça. Il le fait partout où il va mixer et cela n'a jamais posé de problème», réagit Laetitia Reynaud, présidente du comité d'organisation du giron. Tout en étant convaincue que le programme serait passé beaucoup plus inaperçu sans «l'affaire» de Cugy. Du côté de Globull, où une «Nique Party» est justement à  l'affiche ce soir, Hervé Ruffieux confirme que ce genre de rendez-vous est régulièrement programmé depuis trois ans et que personne n'a jamais rien trouvé à  y redire. Il ajoute amusé: «Si on continue sur cette voie, il faudra bientôt interdire les inscriptions Nike sur les tee-shirts. Des fois qu'elles soient mal perçues par les gens qui prononcent mal l'anglais...»Préfet de la Broye, Christophe Chardonnens a un autre avis sur la question. Pour lui, c'est l'image de la jeunesse qui est en jeu et mieux vaut mettre un terme à  l'escalade d'appellations équivoques attribuées aux fêtes de jeunesse. «Aujourd'hui, c'est la fête du slip. Mais demain, ce sera quoi?», s'interroge-t-il, tout en avouant avoir d'abord souri lorsqu'il a découvert les panneaux de la fête de Cugy.Quoi qu'il en soit, le sujet ne manquera certainement pas d'alimenter encore quelques discussions dans les préfectures. D'autant que la Conférence des préfets s'apprête à  publier un nouveau formulaire de demande d'autorisation pour les fêtes populaires. Et que ce dernier prévoit, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici, un espace destiné au nom exact attribué à  la manifestation.«Cela nous permettra bien sûr d'être plus attentif aux formules retenues, mais il ne faudra pas non plus perdre de vue l'essentiel. C'est-à -dire veiller au respect des différentes mesures de prévention qui doivent être prises sur le terrain», souligne le préfet glânois Jean-Claude Cornu. Tout en précisant que ces mesures seront détaillées dans un manuel qui sera associé au nouveau formulaire de demande d'autorisation.

 

 

 

24 heures

 

 

Société de Jeunesse priée de cacher sa «soirée slip»

BROYE | La joyeuse équipe de la Jeunesse de Cugy (FR) a été priée d’aller se rhabiller: sa soirée «Slip», prévue fin mai, n’a pas passé auprès de la préfecture… le thème choisi était «trop équivoque».

 

 

Fête de la Jeunesse de Cugy
© JEAN-PAUL GUINNARD | La fête de la Jeunesse de Cugy (FR) n’a pas été annulée. Mais l’intitulé «Soirée slip» a disparu des panneaux, ceux-ci ont été repeints.


Christian Aebi | 14.05.2009 | 00:03

Que ce soit pour les bénichons ou les fêtes villageoises, les sociétés de Jeunesse de la Broye rivalisent d’audace et de superlatifs quand il s’agit de faire la promo de leurs soirées à thème. L’équivoque est tendance. Elle attire son monde. A Villarepos, au-dessus d’Avenches, la Jeunesse vient d’organiser une manifestation intitulée «Le chaud lapin se déshabille». A Constantine-Montmagny, on annonce une «Soirée cochonne» pour la fin mai. Vous avez dit équivoque?

A ce petit jeu-là, la Jeunesse de Cugy (FR), à côté de Payerne, vient de se faire rappeler à l’ordre par la préfecture de la Broye. La «Soirée slip» annoncée sur panneaux géants à l’entrée du village n’a pas été du goût du préfet fribourgeois Christophe Chardonnens. Il vient de faire débaptiser la fête. Et ce n’est pas par pudibonderie.

«On craint le pire»
«Il y a une vraie surenchère dans ce domaine, constate le magistrat. Nous avons voulu attirer l’attention de la Société de jeunesse que derrière ce genre d’intitulé on peut imaginer tout et n’importe quoi. Ça ouvre la porte aux débordements. Cela donne aussi une image négative des Sociétés de jeunesse.» La commune est aussi intervenue. «S’agissant d’un thème vestimentaire aussi clairement évoqué… on pouvait craindre le pire, explique la syndique Nadia Savary. Il suffit que des gens aient trop bu… et hop! ça leur donne un prétexte pour finir en slip au bar… Dès la pose des panneaux, nous avons eu des réactions, aussi bien du village que du district.»

Pour Jonathan Bersier, président de la Jeunesse de Cugy, les choses sont plus simples. «On n’est jamais allé chercher aussi loin, dit-il. Ce n’était qu’une rigolade. Une manière d’attirer le monde. D’ailleurs, le soir même, rien n’était prévu autour du thème du slip.» La fête de la Jeunesse n’a pas été annulée. Mais le thème a disparu, les panneaux ont été repeints. A la veille des grandes fêtes d’été, le préfet fribourgeois en a profité pour rappeler aux sociétés de la région les lois relatives à l’alcool et les règles de la bienséance.

«C’est vendeur»
A Constantine-Montmagny, la «soirée cochonne», prévue fin mai, n’a pas attiré l’attention des autorités vaudoises. «Y a rien de sexuel. C’est une fête où le cochon est à l’honneur, rigole Célia Gentizon, présidente de la Jeunesse. On mange du jambon, de la soupe aux pois, on décore les bars avec des cochons roses. Cette soirée cochonne, c’est uniquement pour attirer le monde. C’est plus vendeur. On joue sur l’équivoque, reconnaît-elle. On l’a fait l’année passée, ça marche. Mais il y a aussi des déçus.»